Un virus qui tombe à point... - Michel Côté
Michel Côté

Le temps passe, mais les souvenirs restent. Tout est gravé dans notre mémoire. Parfois, ces souvenirs sont supportables, d’autres fois pénibles. Comme étoiles filantes, les gens passent et chacun suit son chemin. Sur ce blog, je porterai mon regard sur ces routes, parfois parallèles, parfois entrecroisées.

Un virus qui tombe à point...

Une heure après avoir pris un bon dîner, il y a quelques mois, j’ai senti que mon ventre me faisait souffrir. J’avais peut-être trop mangé. J’ai pris un café, en espérant que je parviendrais à mieux digérer. Je me suis remémoré le menu que j’avais choisi, à midi. De la bonne viande, des légumes crus et cuits, pas de sauce épicée ou trop grasse, voilà ce qui constituaient les plats. En dessert, j’avais choisi une tarte aux pommes. En sortant de ce copieux repas, je n’avais pas la sensation d’être malade, tout au contraire. Nous parlions, avec Monique, d’un test qualité de l air maison qu’elle me recommandait, puisque j’en cherchais de bonne qualité. Je l’ai raccompagnée jusqu’à son bureau, et je suis retourné au mien. Ce n’est, donc, que soixante minutes après la fin du repas que j’ai commencé à être souffrant. 

Ce sont des spasmes qui m’ont forcé à arrêter ce que j’avais en cours. Au bout d’un long, très long moment, ils ne sont pas passés. J’ai appelé mon ami Pierre pour qu’il vienne me chercher. Il a mis moins de dix minutes à arriver. Il m’a ramené à la maison. Ce ne fut qu’après m’être allongé que j’ai senti une amélioration dans mon état. Le sommeil m’a envahi sans que je le sente. Je ne me suis réveillé qu’en fin d’après-midi. Je n’avais plus de douleurs au ventre, mais des maux de crâne étaient venus les remplacer. C’était désagréable, et je n’avais pas faim. Je ne me suis nourri que d’une soupe et de pain, tout en regardant la télévision. Je n’étais pas remis, le lendemain, j’ai donc appelé pour prendre un rendez-vous à la clinique.

Le médecin que j’ai vu à la clinique, m’a arrêté pendant plusieurs jours. Je ne devais pas sortir, manger sainement et légèrement, prendre les remèdes qu’il m’avait prescrits. J’ai, bien sagement, suivi toutes ses recommandations. Ce repos forcé m’a permis de faire le tri dans mes vêtements, dans mes placards, dans mes papiers. Ce fut aussi l’occasion de reprendre contact avec de la famille et des amis. Enfin, je fus guéri et je pus vaquer, de nouveau, à mes occupations. J’avais du retard, professionnellement, mais je m’étais tant avancé sur le plan du ménage de ma maison que je pus rapporter des dossiers chez moi. Je n’ai jamais compris la raison de ce malaise passager. Par contre, depuis ces quelques jours de maladie, j’ai une résidence soigneusement rangée et organisée d’une façon optimale.