Un après-midi sous la pluie - Michel Côté
Michel Côté

Le temps passe, mais les souvenirs restent. Tout est gravé dans notre mémoire. Parfois, ces souvenirs sont supportables, d’autres fois pénibles. Comme étoiles filantes, les gens passent et chacun suit son chemin. Sur ce blog, je porterai mon regard sur ces routes, parfois parallèles, parfois entrecroisées.

Un après-midi sous la pluie

Le chanteur français, Christophe Mae, chante : « Viens chez moi, te mettre à l’abri. On ira sous les draps, écouter la pluie… » C’est vrai que rester bien au chaud à la maison alors qu’il pleut dehors, est un moment généralement apprécié. Même si parfois, le mauvais temps nous oblige à reporter, ou annuler une sortie, il y a tellement de choses à faire à la maison : jeux de société, jeux vidéo, etc.

Histoire de tuer le temps…

Dans ma famille, presque tout le monde devient systématiquement grincheux lorsqu’il commence à pleuvoir. Je pense notamment à la plus jeune de mes deux filles. Elle passe le plus clair de son temps à manipuler son iPhone, mais c’est presque toujours elle qui trouve les idées les plus originales pour tuer le temps. C’est elle qui sait comment « débrancher » son petit frère de sa console pour passer du temps avec les autres. On avait prévu un jour de passer le weekend en Nouvelle-Ecosse. Mais la température nous a obligés à rester à Québec. Pendant deux heures, chacun faisait ce qu’il avait l’habitude et l’envie de faire. Mon fils combattait un monstre tentaculaire dans son monde virtuel ; les filles étaient incollables de leurs téléphones cellulaires… Ma femme, qui revenait d’un rendez-vous avec son spécialiste de la gestion du patrimoine Québec, a alors suggéré qu’on joue à des jeux de société. Je lui ai maladroitement ri au nez – je savais en fait, que les enfants ne seraient pas intéressés. Je lui ai proposé de s’affronter au babyfoot – j’ai pimenté en ajoutant : « les filles contre les garçons ».

Entre convivialité et esprit de compétition

Ce n’était pas vraiment l’idée de jouer au babyfoot qui les enthousiasmait. C’était plutôt l’envie d’en découdre avec la partie adverse. « Ça te dit de mettre une raclée à tes sœurs ? » C’est un peu ma phrase magique pour que mon fils lâche sa manette. Mais la médaille a son revers. Mon fils est un très mauvais perdant. J’avais donc un peu peur qu’il boude des heures durant si c’était lui qui prenait une raclée. Je reste en défense pour limiter les dégâts. De manière générale, on était tout le temps dominé par la partie adverse. Obligé de faire face à de multiples tirs foudroyants, mes poignets se fatiguaient ; mon fils lui-même n’avait plus de force, et arrivait à peine à ajuster ses frappes. On a fini par capituler. Mais au lieu de se comporter comme un mauvais perdant, mon garçon a juste promis : « J’aurais ma revanche un de ces quatre ! »