On a toujours besoin des autres… - Michel Côté
Michel Côté

Le temps passe, mais les souvenirs restent. Tout est gravé dans notre mémoire. Parfois, ces souvenirs sont supportables, d’autres fois pénibles. Comme étoiles filantes, les gens passent et chacun suit son chemin. Sur ce blog, je porterai mon regard sur ces routes, parfois parallèles, parfois entrecroisées.

On a toujours besoin des autres…

On a toujours besoin des autres… - Michel Côté

Un bon conseiller pour une planification financiere adéquate, considère qu’on a toujours besoin des autres pour réussir.

Qu’en pensez-vous ? Peut-être vous pensez que vous vous débrouillez seul avec vos affaires et que vous ne devez rien aux autres. C’est possible. Notre société individualiste a tenté de nous faire croire cela. En fait, nous sommes en train de vivre un changement de paradigme ou de croyance.

Émettons une hypothèse de réflexion : nous avons besoin mutuellement de ceux qui sont proches et eux aussi, ont besoin de nous. Examinons l’impact que cela pourrait avoir sur le développement de l’économie locale, sur l’entraide sociale et sur la communauté.

Déjà, à l’époque de Jean de La Fontaine, dans la fable du lion et du rat, les faits de cette histoire étaient qu’« on a souvent besoin d’un plus petit que soi ». En l’occurrence, le lion épargne un rat. Ensuite, le lion est prisonnier d’un filet dans la forêt. Grâce à la patience du rat qui ronge le filet, le lion bien que puissant est libéré. Ainsi, la patience du rat est venue au secours de la force du lion. La générosité du lion, qui a laissé la vie au rat, a été bien récompensée en retour. Donc, on a toujours besoin des autres.

Le balancier de notre société a été du côté local et familial lorsque la société était basée sur l’agriculture, du temps de nos grands-parents. Ensuite avec l’exode des campagnes, la vie citadine nous a amené à compter sur nous, à oublier que notre voisin avait un nom et que nous pouvions avoir besoin de lui. Nous nous sommes en quelque sorte individualisés. Chacun pour soi.

Impact sur l’économie locale, sur la vie sociale et la communauté :

Or, une nouvelle tendance dans notre société est expérimentée à plusieurs endroits dans le monde. Il s’agit de recréer un engagement local. Certains projets prévoient même de créer une nouvelle monnaie d’échange locale. Imaginons, si nous achetons les légumes des agriculteurs locaux et que ceux-ci produisent de façon biologique les légumes et élèvent les animaux de façon non-intensive, en semi-liberté. Nous serons en mesure de suivre les aliments, sachant qu’ils n’auront pas voyagé trop loin, qu’ils seront moins pollués chimiquement. D’une part, notre alimentation sera plus qualitative et d’autre part, nos agriculteurs seront plus prospères. L’impact du marché local dynamise l’économie locale.

La conscientisation du marché local ou chacun des acteurs, tant le producteur que le consommateur, s’encouragent témoigne d’un engagement sociétal. Chacun est ancré sur son lieu de vie et engagé au bien-être de l’autre. Les valeurs d’entraide sociale rendent notre société humaine, attachante et serviable. De plus, le plaisir de partager la richesse est comme une couche supplémentaire qui lie les personnes entre elles.

La communauté est vivante du fait que chacun est important et qu’il y a de la place pour chacun. Les plus gros, les plus petits.