Pour ou contre les compétitions ? - Michel Côté
Michel Côté

Le temps passe, mais les souvenirs restent. Tout est gravé dans notre mémoire. Parfois, ces souvenirs sont supportables, d’autres fois pénibles. Comme étoiles filantes, les gens passent et chacun suit son chemin. Sur ce blog, je porterai mon regard sur ces routes, parfois parallèles, parfois entrecroisées.

Pour ou contre les compétitions ?

Pour ou contre les compétitions ? - Michel Côté

La plupart des gens redoutent la compétition en soi. Ils souhaitent seulement gagner, et il suffit qu'ils perdent une ou deux fois pour se détourner de leur nouvel intérêt. On voit souvent ça dans nos propres familles. Personnellement, je me souviens parfaitement qu'enfant et adolescent, je jouais au Monopoly, ou à ce genre de jeux et que mon petit frère trichait sans arrêt. Au hockey, c'était la même chose, même si le sport apprend aux joueurs à devenir plus humble, à ne pas considérer la défaite comme une humiliation.

Prenons le soccer, par exemple, ça m'a toujours marqué de voir le mauvais tempérament des joueurs, et même du public. On dirait presque qu'il n'y a plus de philosophies, de discipline derrière ce sport, qu'elle a disparu après que la médiatisation et l'argent aient sacralisé cette activité. On entend sans cesse des matchs qui se terminent mal, des personnes présentes sur le terrain ou dans les gradins qui finissent par se taper dessus. Est-ce parce que le soccer est un sport doux, qu'il n'extériorise pas autant la violence et la colère que le hockey par exemple ?

Lorsque mon meilleur ami, qui se trouve aussi à être le meilleur couvreur Drummondville, a mis ses motos de courses à vendre, arrêtant la compétition en se plaignant des avantages financiers et techniques de ses concurrents, dont certains avaient déjà un sacré passé derrière eux, je faisais de la compétition sur du rallye. Contrairement aux autres disciplines sportives, les sports automobiles forcent aux compromis. En prenant des risques, nous risquons bien plus gros. Il m'est déjà arrivé de finir dans un arbre, et la voiture était embrochée (l'assurance couvre tout dans ce genre de compétition). La plupart du temps, les conducteurs ont des accidents parce qu'ils ont souhaité dépasser leurs propres limites et celles de leur véhicule. Je pense que la défaite est considérée différemment parce que c'est souvent une histoire d'argent. Dans le rallye, la voiture joue à 70 % dans le classement final. Sur d'autres compétitions par contre, les voitures possèdent des capacités plus ou moins identiques bien que, j'en suis certain, les garagistes continuent de trafiquer au maximum les moteurs.

En moto, c'est encore différent. Les compétiteurs savent qu'ils ont le droit à l'échec, mais qu'une chute est fatale. Combien de personnes se retrouvent handicapées ? Les protections les plus épaisses n'ont que peu d'impact lors d'une chute dépassant les 100 km/h. De tous les sports de compétition, je considère que la moto, le jet-ski, le parachute et les sports d'hiver font partie des plus dangereux. J'adore la compétition, mais je ne me risquerai pas à jouer ma vie sur de telles disciplines. Est-ce une bonne idée de mettre en compétition des personnes sur des pratiques aussi dangereuses ? Je ne crois pas... mais on ne peut empêcher les passionnés.